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Samedi 22 décembre 2007

            Kiadis Pharma a annoncé le mercredi 19 décembre, que son médicament undefinedReviroc, conçu pour combattre les cancers du sang, avait réussi avec succès les tests de la phase II, ce qui a donné l’autorisation au laboratoire de poursuive ses études cliniques. Le Dr Denis-Claude Roy de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont à Montréal se montre confiant quant à la capacité du médicament à améliorer le taux de survie des patients atteints d’un cancer du système lymphatique (moelle osseuse, rate, thymus, ganglions lymphatiques et vaisseaux sanguins).
            Reviroc, le médicament en cours de mise au point, éliminerait les cellules cancéreuses lors des autogreffes chez les patients atteint d'un cancer du sang en phase terminale. 
            Afin d’obtenir une autorisation de mise en place sur le marché du traitement, un essai clinique de Phase III sera donc effectué sur Reviroc et se fera sur les patients présentant un lymphome B diffus à grandes cellules.


Sources :

http://www.prnewswire.co.uk/cgi/news/release?id=215700

http://fr.biz.yahoo.com/19122007/175/kiadis-pharma-annonce-la-reussite-de-la-rencontre-de-fin.html

http://www.sciencepresse.qc.ca/kiosque/recherche/recherche?page=1

par Cédric publié dans : Cancer
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Jeudi 20 décembre 2007

undefined

Le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), dévoile le début d'une étude de recherche clinique de phase II randomisée et contrôlée en double aveugle offrant une alternative thérapeutique potentielle après un premier infarctus aigu du myocarde. 

Un premier patient a déjà bénéficié de cette technique qui consiste en l'implantation des cellules souches immatures de la moelle osseuse, afin de régénérer le muscle cardiaque.

La procédure s'est bien déroulée et le patient se porte très bien. Cette première mondiale se poursuit dans la lignée d'études cliniques positives de phase I réalisées sur le sujet en Europe.

Ces études préliminaires n'ont mis en évidence, à ce jour, aucune complication chez les sujets traités jusqu'à cinq ans de suivi. Ces résultats encourageants confirment de nombreuses expériences préalables effectuées sur des modèles animaux.

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans les pays occidentaux, un lit sur cinq dans les hôpitaux du Québec est occupé par un malade cardiaque.

Ce traitement aurait pour conséquence d’éviter la pénurie d’organes selon le Dr Samer Mansour, cardiologue au CHUM, et investigateur principal de l'étude.

L'étude en cours vise à comprendre le travail des cellules souches immatures (CD133+) extraites de la moelle osseuse provenant de la crête iliaque du patient sur la guérison du coeur après un premier infarctus du myocarde. Le protocole expérimental implique l'injection intracoronarienne des cellules CD133+ contre placebo, ajouté au traitement médical standard, le tout s'effectuant durant la même hospitalisation.

Des études précédentes ont démontré une amélioration significative de 7 à 10 % de la fonction cardiaque à la suite d'implantation de différents types de cellules souches de la moelle osseuse.

Cependant, il s'agit ici d'évaluer ce type immature de cellules avec l'aide des technologies les plus avancées dans la préparation et l'implantation des cellules chez le patient, ainsi que des techniques l'imagerie de pointe.

Les cellules de la moelle osseuse prélevées au CHUM sont transférées au laboratoire de thérapie cellulaire de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR) pour en isoler les cellules souches les plus immatures.

Selon le Dr Denis-Claude Roy, directeur du Centre de recherche de l'HMR, le fait que les cellules souches isolées soient très jeunes (immatures) devrait améliorer leur capacité à réparer le muscle cardiaque.

Cette étude clinique fait partie d'un ensemble de projets de recherche en médecine régénératrice et thérapie cellulaire.

Sources : 
www.chumontreal.qc.ca
www.cnw.ca

 
par Adrien publié dans : Cardio-vasculaire
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Samedi 15 décembre 2007

pf099vq.jpgAfin de connaître les réels effets du placebo, une étude menée conjointement par le Dr. Regine Klinger de l'Université d'Hambourg et les Prof. Margitta Worm et Dr. Stephanie Soost de l'hôpital de La Charité à Berlin, vient d’être réalisé sur 96 personnes. Cette étude consistait à tester l’efficacité thérapeutique d’une crème antalgique. La 1ère phase de l’étude vise à savoir l’attente du patient vis-à-vis du médicament testé c’est pourquoi la moitié a été prévenu de l’effet antalgique de la crème et les autres d’un effet neutre. La 2nde étape visait à estimer le conditionnement du patient et la 3ème étape d’évaluer l’effet de ce dernier.

 

A l’issue de l’étude, les résultats ont démontré un effet placebo significatif. Ce travail a été salué par le 2ème Prix de la recherche clinique décerné par le congrès sur la douleur.

 

Sources :

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51639.htm

http://rechercheclinique.com/informations/?id=552

 

par Marie publié dans : Placebo
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Vendredi 7 décembre 2007

Ce week-end se tient la 21ème édition du Téléthon, diffusé par France télévisions. Ce marathon télévisé est destiné à financer les recherches contre les maladies rares.

Cette édition compte relever le "défi de transformer les essais médicaux en succès thérapeutiques", déclarait récemment Laurence Tiennot-Herment, présidente de l'Association française contre les myopathies (AFM).

7.000 maladies rares, dont 80% sont d'origine génétique, affectent environ 4 millions de personnes en France. Une maladie est dite "rare" lorsqu'elle touche moins d'une personne sur 2.000.

La polémique qui avait agité l'édition 2006 semble s'être calmée. Une frange de l'église catholique s'était alors insurgée contre la recherche sur les cellules souches, faisant valoir que l'embryon humain ne pouvait être utilisé comme matériau de laboratoire.

Ces critiques n'avaient cependant pas pesé sur le montant des dons, puisque l'AFM avait récolté 106,7 millions d'euros, soit 2,5 millions de plus que lors de l'édition 2006.

"Les essais sur l'homme sont beaucoup plus coûteux que ceux sur les animaux et ils sont pluriannuels. Les labos et les équipes que l'on soutient demandent donc des moyens plus importants" indique Laurence Tiennot-Herment.
 
L'AFM s'inquiète d'un éventuel désengagement des pouvoirs publics dans la recherche sur les maladies rares. Dans le cadre d'un appel d'offres de l'Agence nationale de la recherche (ANR), la recherche sur ces maladies se trouve en effet absorbée dans un appel concernant aussi les maladies fréquentes. L'Association s'élève donc contre "une dilution" de ces maladies. Et le financement du programme hospitalier de recherche clinique dédié aux maladies rares est diminué de moitié, selon l'AFM.

 Pour faire un don à l’AFM via le Téléthon, composez le 3637 par téléphone.

Sources :
www.france2.fr
www.afm-france.org
www.afp.com

par Adrien publié dans : Myopathie
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Recherche clinique

 
La recherche clinique  est le prolongement clinique de la recherche fondamentale.

Son but est de faire progresser les techniques de soins et de diagnostic, à travers l'élaboration et la réalisation de projets de recherche.

Un projet de Recherche Clinique associe:
- un promoteur, une personne physique ou morale qui assure la responsabilité juridique d'une recherche biomédicale sur l'être humain
- un investigateur, qui réalise la recherche, seul ou en association avec d'autres équipes

Un essai clinique est une étude qui a pour objectif de vérifier l'efficacité et l'innocuité d'une molécule chez l'être humain.
Il intervient lorsque les études in vitro et sur l'animal (études précliniques) ont été jugées satisfaisantes. 
 
Le candidat-médicament est comparé à un placebo (substance sans activité pharmacologique) ou à des traitements existants afin de déterminer si il est plus ou moins efficace que ceux-ci.
 
L'essai clinique permet d'évaluer la dose à laquelle il est efficace, son éventuelle toxicité, la nature et la fréquence des effets indésirables qu'il induit. 

 
Menés par des médecins ou des équipes hospitalières, les essais cliniques se déroulent en 3 phases successives :
 
- La phase I
:
A ce stade, les essais sont menés principalement sur un nombre limité de sujets sains, sous strict contrôle médical.
La molécule est testée sur une courte période.
L'objectif est d'évaluer la sécurité d'emploi du produit, son devenir dans l'organisme, son seuil de tolérance ainsi que les    effets indésirables.

- La phase II :
Les essais sont réalisés sur des patients.
Leur objectif est de tester l'efficacité du produit et de déterminer la dose optimale (posologie).
Ces études sont le plus souvent comparatives : l'un des 2 groupes de patients reçoit la molécule tandis que l'autre reçoit un placebo.

- La phase III :
Menés sur de larges populations de patients, les essais permettent de comparer l'efficacité thérapeutique de la molécule au traitement de référence (lorsque celui-ci existe) ou bien à un placebo (lorsque aucune thérapie n'existe).
Ces essais sont très souvent multicentriques (menés dans de nombreux centres d'études).
Généralement, ni le patient, ni l'équipe médicale ne savent quel traitement reçoit chacun des malades (essai en double aveugle) : cela permet d'écarter tout préjugé ou jugement faussé de l'une ou l'autre partie sur son efficacité ou ses effets indésirables.

Lorsque ces 3 étapes sont franchies avec succès, les données et les résultats des essais précliniques sont rassemblés pour constituer un dossier d'enregistrement qui sera présenté aux autorités de santé afin de recevoir l'autorisation de mise sur le marché.
 
Les essais ne s'achèvent pas avec l'autorisation de mise sur le marché, mais se poursuivent tout au long de sa commercialisation.
 
Des essais dits de Phase IV, sont réalisés dans des conditions proches de la prise en charge habituelle. Ces essais ont pour objectifs de repérer d'éventuels effets indésirables rares non détectés durant les phases précédentes (pharmacovigilance) et de préciser les conditions d'utilisation pour certains groupes de patients à risques. Cette phase permet d'analyser les interactions médicamenteuses et favorise la mise au point de nouvelles formes galéniques ainsi que des extensions d'indications thérapeutiques.
 

 

 
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