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Samedi 19 avril 2008

Bonjour, vous avez surement remarqué que depuis un mois nous ne rédigons plus d'articles. Notre formation prévoyant un stage, nous sommes tous partis en stage. Malheureusement, nous ne pourrons plus animer le blog.

La création de ce blog nous a permis de suivre l'actualité dans le domaine de la recherche clinique et de voir l'utilité de celle-ci dans le monde.

On vous remercie de vos visites et de vos commentaires.

par Delphine
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Mercredi 27 février 2008
Le Prozac et ses semblables ne seraient pas plus efficaces contre la dépression que... le sucre ! Une étude britannique parut dans une revue américaine en ligne « Plos Medecine» met de nouveau en doute l’efficacité de cet antidépresseur. prozac2.jpgAlors que l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) vient d’autoriser la prescription du Prozac pour les enfants de plus de 8 ans. Les chercheurs de l'université de Hull ont réuni, afin de les comparer, diverses enquêtes publiées ces dernières années concernant plusieurs antidépresseurs de la même famille comme Prozac, Effexor ou encore Deroxat.


Les scientifiques anglais ne se sont pas arrêtés là puisqu'ils ont mit la main sur des études non divulguées par les laboratoires fabriquant ces médicaments. Le résultat qui en découle après l'analyse de toutes ces données est : « que les personnes légèrement dépressives, les effets de ces antidépresseurs sont similaires à ceux de molécules placebo remplies de sucre ».

 


Les « pilules du bonheur » sont significativement plus efficaces que les gélules sucrées uniquement lorsqu'elles sont administrées à des dépressifs sévères.

 

Les résultats de cette étude ne sont pas si éloignés de ce que recommande en France la Haute Autorité de Santé (HAS). Les médicaments ne doivent être administrés que lorsqu'il y a une dépression caractérisée. Lorsque celle-ci est légère, on doit privilégier la psychothérapie, selon le spécialiste. Lorsqu'elle est sévère, incapacité à sortir de chez soi, idées suicidaires ou qu'il y a une hospitalisation, on ne peut en aucun cas se passer de médicaments associés à une thérapie.


D’après deux psychiatres dans la pratique, ce n'est pas toujours ainsi que cela se passe. Trop d'antidépresseurs sont donnés sans raison à des non dépressifs. Et trop de dépressifs sévères n'ont pas de traitements. Il a été démontré que pour les dépressions légères, faire une demi-heure de jogging trois fois par semaine durant quatre mois était aussi efficace que les médicaments. En revanche, pour les dépressifs sévères, les antidépresseurs sont évidemment indispensables. Les psychiatres conseillent aux patients troublés par l'étude de « Plos » de ne surtout pas arrêter leur traitement sans avis médical.


Sources :  http://www.lefigaro.fr
                 http://www.leparisien.fr
                http://www.lexode.com

par Ludivine publié dans : Prozac
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Jeudi 21 février 2008

94818461_resize480.jpgUne nouvelle étude confirme le rôle important des oestrogènes dans le cancer. Cette étude menée pendant 16 ans sur 90 000 femmes âgées de 40 à 59 ans a démontré l’efficacité des pilules contraceptives sur la diminution du risque d’avoir un cancer du colon. Cette étude réalisée par les chercheurs de l’Université de New York a prouvé que l’utilisation des contraceptifs oraux diminue de 17% le risque de développer le cancer du colon.

 
En outre, des expériences de laboratoire ont prouvé que les oestrogènes peuvent empêcher le développement de tumeurs du colon en affectant la croissance de cellules cancéreuses, ou en abaissant des niveaux d'une hormone cancérigène appelée IGF-1.

 
En revanche, il existe un grand risque cardiovasculaire lié à ces hormones chez les femmes ménopausées mais ce dernier disparaît apparemment après l’arrêt de ce traitement.

 
 

Sources :

www.lemonde.fr

www.rechercheclinique.com

par Marie publié dans : Cancer
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Mardi 19 février 2008

microbicide_applicator.jpg


Un gel vaginal, nommé Carraguard, destiné à empêcher la transmission du virus du sida s'est avéré inefficace à l'issue de tests cliniques.






Ce gel a fait l'objet pendant trois ans de tests cliniques avancés de phase III, les derniers nécessaires avant l'homologation d'un médicament.


L'étude a été incapable de montrer son efficacité dans la prévention du VIH de l'homme à la femme.


Les essais, menés de mars 2004 à mars 2007, ont concerné 6.202 femmes sur trois sites en Afrique du Sud, pays le plus touché au monde par le sida avec 5,5 des 48 millions d'habitants séroposififs.


Dans le groupe des femmes utilisant le Carraguard, il y a eu 134 nouvelles infections contre 151 dans le groupe sous placebo, une différence "pas significative en termes statistiques".


* Le microbicide offre une méthode féminine qui, appliquée avant les rapports sexuels, pourrait anéantir, neutraliser ou bloquer le VIH et d’autres infections sexuellement transmises.


Sources:
http://news.fr.msn.com/sante/Article.aspx?cp-documentid=7566670
http://www.jeuneafrique.com/pays/afriquedusud/article_depeche.asp?art_cle=AFP42257testsdusude0
http://www.microbicide.org/microbicideinfo/rockefeller/campagne.pour.les.microbicides.french.pdf

par Delphine publié dans : Sida
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Recherche clinique

 
La recherche clinique  est le prolongement clinique de la recherche fondamentale.

Son but est de faire progresser les techniques de soins et de diagnostic, à travers l'élaboration et la réalisation de projets de recherche.

Un projet de Recherche Clinique associe:
- un promoteur, une personne physique ou morale qui assure la responsabilité juridique d'une recherche biomédicale sur l'être humain
- un investigateur, qui réalise la recherche, seul ou en association avec d'autres équipes

Un essai clinique est une étude qui a pour objectif de vérifier l'efficacité et l'innocuité d'une molécule chez l'être humain.
Il intervient lorsque les études in vitro et sur l'animal (études précliniques) ont été jugées satisfaisantes. 
 
Le candidat-médicament est comparé à un placebo (substance sans activité pharmacologique) ou à des traitements existants afin de déterminer si il est plus ou moins efficace que ceux-ci.
 
L'essai clinique permet d'évaluer la dose à laquelle il est efficace, son éventuelle toxicité, la nature et la fréquence des effets indésirables qu'il induit. 

 
Menés par des médecins ou des équipes hospitalières, les essais cliniques se déroulent en 3 phases successives :
 
- La phase I
:
A ce stade, les essais sont menés principalement sur un nombre limité de sujets sains, sous strict contrôle médical.
La molécule est testée sur une courte période.
L'objectif est d'évaluer la sécurité d'emploi du produit, son devenir dans l'organisme, son seuil de tolérance ainsi que les    effets indésirables.

- La phase II :
Les essais sont réalisés sur des patients.
Leur objectif est de tester l'efficacité du produit et de déterminer la dose optimale (posologie).
Ces études sont le plus souvent comparatives : l'un des 2 groupes de patients reçoit la molécule tandis que l'autre reçoit un placebo.

- La phase III :
Menés sur de larges populations de patients, les essais permettent de comparer l'efficacité thérapeutique de la molécule au traitement de référence (lorsque celui-ci existe) ou bien à un placebo (lorsque aucune thérapie n'existe).
Ces essais sont très souvent multicentriques (menés dans de nombreux centres d'études).
Généralement, ni le patient, ni l'équipe médicale ne savent quel traitement reçoit chacun des malades (essai en double aveugle) : cela permet d'écarter tout préjugé ou jugement faussé de l'une ou l'autre partie sur son efficacité ou ses effets indésirables.

Lorsque ces 3 étapes sont franchies avec succès, les données et les résultats des essais précliniques sont rassemblés pour constituer un dossier d'enregistrement qui sera présenté aux autorités de santé afin de recevoir l'autorisation de mise sur le marché.
 
Les essais ne s'achèvent pas avec l'autorisation de mise sur le marché, mais se poursuivent tout au long de sa commercialisation.
 
Des essais dits de Phase IV, sont réalisés dans des conditions proches de la prise en charge habituelle. Ces essais ont pour objectifs de repérer d'éventuels effets indésirables rares non détectés durant les phases précédentes (pharmacovigilance) et de préciser les conditions d'utilisation pour certains groupes de patients à risques. Cette phase permet d'analyser les interactions médicamenteuses et favorise la mise au point de nouvelles formes galéniques ainsi que des extensions d'indications thérapeutiques.
 

 

 
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